La plus simple expression du voyage du héros

Je suis en train de lire Le guide du scénariste de Christopher Vogler et j’essaie d’en appliquer les principes pour simplifier mon scénario et en améliorer l’impact. Vogler synthétise la théorie du monomythe de Joseph Campbell et explique ses applications en scénarisation.

Dans un billet de blogue, Hero’s Journey Short Form, Christopher Vogler répondait à un étudiant qui lui demandait comment adapter sa structure à un court-métrage. Je me suis demandé : qu’en est-il d’un film de 30 secondes ? Les étapes conservées par Christopher Vogler pour un court métrage sont encore trop nombreuses pour être toutes incluses dans un film aussi court.

À partir de sa structure, j’ai fait une analyse (absolument pas scientifique) d’une quinzaine de courts métrages de 30 secondes, réalisés par des étudiants du CÉGEP du Vieux Montréal et de l’École des Gobelins. Sans surprise, les premières et les dernières étapes du voyage du héros sont le plus souvent escamotées. Les étapes qui subsistent sont souvent simplifiées ou rapidement évoquées par des symboles et des codes visuels à partir desquels l’imaginaire du spectateur peut extrapoler.

Le monde ordinaire · L’appel de l’aventure · Le refus de l’appel · La rencontre du mentor

Les premières étapes du voyage du héros peuvent être évoquées en quelques images, le plus souvent elles sont implicites. Le monde ordinaire peut être suggéré par un décor et la manière dont le personnage principal apparaît. Dans les films très courts, l’histoire débute habituellement après que l’appel de l’aventure ait été entendu. Pas de temps pour les tergiversations ; un héros qui refuse l’appel se limite à un froncement de sourcil ou à un regard hésitant. Un film aussi court a rarement besoin d’un mentor, si le mentor est présent ce sera le plus souvent sous une forme symbolique.

Voici les étapes qui étaient présentes dans la majorité des cas

  • La traversée du seuil :
    Parfois liée à une transgression, la traversée du seuil est présente dans 80 % des histoires. Parfois implicite, elle est souvent le déclencheur de l’histoire qui commence alors juste de l’autre côté du seuil.
  • L’épreuve :
    L’épreuve est souvent la raison d’être de l’histoire. Présente dans 80 % des cas, elle peut être symbolique ou évoquée très simplement. Dans plusieurs cas, l’épreuve est un combat contre un agresseur.
  • La récompense :
    La récompense est présente 7 fois sur 10. Elle peut être évoquée de façon très subtile, par le sourire du héros, par exemple.

La route du retour · La résurrection · Le retour avec l’élixir.

Les étapes suivantes peuvent être évoquées, mais elles sont le plus souvent complètement évacuées puisqu’elles ne sont pas essentielles à l’histoire.

Lecture recommandée :

Le livre de Christopher Vogler, Le Guide du scénariste est épuisé, on le trouve facilement en bibliothèque. Je me promets de lire sa suite : Mémo à l’usage des scénaristes.

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