Un cégep, la nuit

À la fin du mois de mai, j’ai été bénévole pour le gala des finissants du département d’animation. J’ai pu y voir, en primeur, les films étudiants de cette année. Comme bien d’autres, j’ai eu un coup de cœur pour le magnifique film d’introduction du gala, réalisé par Edith Lebel avec la complicité de Sébastien Lamontagne et d’une bonne partie de l’équipe pédagogique. On y reconnait l’ensemble des lieux que je fréquente au quotidien au CÉGEP du Vieux Montréal : les halls, le café l’Exode, l’ascenseur et les salles de classe.

Cinq autres très courts métrages

Réalisés il y a quelques années par des étudiants de l’École des Gobelins à Paris, voici cinq autres (très) courts métrages. Les premiers ont une longueur similaire à celle qui nous est imposé. Ces films sont le fruit d’un travail d’équipe alors que nous sommes seuls pour tout faire. J’aime particulièrement leur poésie, leur originalité et le soin apporté à leur esthétique.

Le premier a une histoire similaire à la mienne. Je m’en suis servi pour démontrer que ce type d’histoire pouvait être racontée en 30 secondes (sans le générique).

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Les vieux

Dernier travail d’animation de la session sur un thème imposé : Ragoût visite les vieux. 128 dessins sur 4 niveaux, pour 260 images. Ce sera probablement notre dernière animation sur papier. À l’automne, on arrive au XXIe siècle et on passe au numérique.

Cinq courts métrages

La session s’achève. Jusqu’ici, c’était la plus exigeante. Je suis sur les genoux. Dans un courriel, un prof nous encourage à réfléchir à la direction artistique de notre projet de film pendant l’été. Pas de vacances pour la classe étudiante ! Pour m’encourager et pour m’inspirer, je revois les films réalisés par d’anciens étudiants. Tous ces films ont été fait avec des contraintes de temps et de moyens similaires à celles avec lesquelles je devrai composer.

Icare et le géant, un film de Simon Leclerc, 2011. Pour l’esthétique de l’ensemble et le rythme. Certains plans (le 09 par exemple) sont particulièrement réussis.

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Expressions et mesure

La première présentation du scénarimage de mon démo, devant un groupe, a été un flop. Dan, le prof, m’avait dit d’accentuer les expressions du personnage; j’étais trop dans la subtilité. Je suis aller trop loin, faut croire. Et tout le groupe a rigolé pendant toute la présentation alors que l’histoire n’est pas censée être drôle… Apprentissage à la dure.

De retour à la table à dessin, j’ai retravaillé toutes les expressions du film. En voici quelques-unes. Rassurez-moi, dites-moi que ces dessins ne vous font par rire.
dessin de personnage Lire la suite

Évolution du projet de court-métrage

Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.

Nicolas Boileau

Une version préliminaire du scénario et du scénarimage seront remis aux professeurs dans les prochaines semaines. Je dois également présenter de nouveau l’histoire, cette fois-ci devant un panel d’étudiants. Le personnage principal a vieilli, il a maintenant 12 ans. La panthère a une allure plus menaçante. Elle ne sera visible que pendant une partie du film, l’accent est mis sur la réaction de l’enfant. Le décor de la chambre s’est précisé et la forêt est devenue un paysage de campagne : champs, collines, boisés. Dan, mon prof de personnage, dit que pour réussir un film poétique, il faut sacrifier la poésie et aller jusqu’à la disséquer. J’ai donc analysé en profondeur la signification de tous les éléments de l’histoire et les motivations du personnage.

Voici les dernières versions du croquis que je présenterai au 2e panel :

COMpLepasseurV2

Il me reste des améliorations à apporter. Lors d’un panel, j’ai entendu une conversation où deux personnes se demandaient s’il s’agissait d’une panthère ; la couleur est à réajuster. Le volume de l’avant-bras droit du garçon et le pied droit avant de la panthère sont à refaire…

Pour voir la toute première version, c’est ici.

7 personnages

Dans mon cours de conception de personnages, je devais créer 7 personnages d’un même univers, pour une série potentielle. Je me suis inspiré des légendes de la tradition orale innue. Autour du personnage de Tshakapesh, héros précoce et ingénieux, j’ai regroupé différents personnages issus de quelques légendes. Il existait déjà une série animée et un jeu vidéo sur le thème de Tshakapesh, dans un genre superhéros. J’ai eu envie d’imaginer le héros dans un style plus comique ; les Innus aiment rire.


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