Klaus : Incandescent

Lorsqu’au début des années 2000, les studios Disney délaissent le dessin animé pour se tourner vers l’animation 3D, plusieurs annoncent la mort de l’animation traditionnelle. Après les succès de Pixar (Toy Story et Cie), le 3D s’accapare le territoire du cinéma d’animation américain. Le dessin animé est relégué à la télévision et aux productions médiocres. Encore aujourd’hui, quand je parle de mes études en dessin animé, on me regarde avec perplexité : « Tu fais de la 3D, non ? »

tiré de la bande annonce de Klaus

C’est donc en nageant à contre-courant que Sergio Pablos, animateur de renom, s’est lancé dans la réalisation d’un long métrage entièrement dessiné par des humains. Sergio Pablos ne cherchait pas à revenir à l’âge d’or de l’animation, mais à pousser le dessin animé au-delà des limites de l’animation 3D. Pour illustrer ce qu’il avait en tête et vendre le projet, il a réalisé la bande-annonce que voici en 2015. Depuis, tout le milieu de l’animation attendait avec fébrilité la sortie du film. C’est finalement grâce à Netflix que le projet s’est concrétisé, juste à temps pour les Fêtes 2019… Et les attentes n’ont pas été déçues.

Prouesse technique et chef d’œuvre de direction artistique, Klaus est un film européen taillé pour les marchés américains. Original, maîtrisé et visuellement magnifique. Faites-vous plaisir, allez voir Klaus!

Jours d’attente

Pour rétablir un certain équilibre dans mon quotidien, je me suis remis à la lecture, en bande dessinée notamment. J’attendais avec fébrilité Jours d’attente de Simon Leclerc et Thomas Desaulniers-Brousseau. Icare et le géant, le film réalisé par Simon Leclerc en 2011, fait toujours partie de la compilation des «best-of» du programme de dessin animé.


Un déserteur doit se réfugier dans la maison de son grand-père au fond des bois. En attendant la fin de la guerre, il s’intéresse au passé trouble de ce bâtiment qu’il s’affaire à rénover. L’histoire de Thomas Desaulniers-Brousseau, toute en nuances, se déploie lentement, en strates multiples. Mais ce sont les images somptueuses de Simon Leclerc qui m’ont fasciné. La nature y devient magique ou sacrée. Elles brouillent les frontières entre le souvenir, le rêve éveillé et le fantasme. Je n’avais qu’une envie, me baigner dans cet univers et en explorer toutes les facettes.
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Les renardes

C’est un dessin que j’avais commencé dans le cours de schématisation, l’an dernier. On devait reprendre un tableau célèbre. J’ai choisi Nymphes et satyre de William Bouguereau. Le résultat me plaisait. J’ai donc décidé de le mettre en couleur et de l’intégrer à mon portfolio qui a bien besoin d’être étoffé.Les renardes

Je suis dans une période de grande fatigue. Je remets en question la poursuite du DEC pour des raisons de finances. J’arrive au bout de mes économies. Le montant de la bourse qui me sera accordée l’an prochain est ridiculement bas. Mais quand je me perds dans les couleurs dans Photoshop, j’oublie tout.

Cinq autres très courts métrages

Réalisés il y a quelques années par des étudiants de l’École des Gobelins à Paris, voici cinq autres (très) courts métrages. Les premiers ont une longueur similaire à celle qui nous est imposé. Ces films sont le fruit d’un travail d’équipe alors que nous sommes seuls pour tout faire. J’aime particulièrement leur poésie, leur originalité et le soin apporté à leur esthétique.

Le premier a une histoire similaire à la mienne. Je m’en suis servi pour démontrer que ce type d’histoire pouvait être racontée en 30 secondes (sans le générique).

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Dépendance

Entre les sessions d’automne et d’hiver, alors que le Cégep était déserté, j’ai passé mes journées dans un laboratoire du département d’animation avec quatre de mes collègues. En deux semaines de travail, nous avons créé ce message de prévention pour l’exposition 10 raisons artistiques d’abandonner le tabac. Pour nous, c’était l’occasion d’apprivoiser le logiciel Harmony de Toon Boom et de découvrir tous les rouages de la fabrication d’un court-métrage. Deux professeurs nous ont parrainés dans ce projet, Pierre Grenier et Luc Chamberland.

Dépendance

Voici donc le tout premier dessin animé sur lequel j’ai travaillé. J’y ai créé les décors (colorés par Ariane Leduc), intervallé le plan 1 et animé les plans 7 et 9, en rotoscopie.

Vous voulez abandonner le tabagisme ? Au Québec, la ligne j’arrête peut vous aider : 1 866 JARRETE (527-7383).

Aplats de jour ; aplats de nuit

Sur un dessin du maître Franquin, tiré de La mauvaise tête (1954), deux ambiances colorées. La couleur a été réalisée avec Photoshop. La couleur originale, beaucoup plus simple, avait été peinte à la gouache ou à l’aquarelle, à la mode de l’époque.

La mauvaise tête, ambiance ensoleillée

La mauvaise tête, ambiance nocturne
J’ai utilisé un dessin tirée du livre La Mauvaise tête : édition commentée, par André Franquin et Hugues Dayez, Italie, Niffle, coll. « 50/60 », 2014, 110 p.