Soir d’orage à Budapest

Réalisée pour le cours d’effets spéciaux, la scène se déroule dans une chambre de Budapest avec vue sur le Danube et le parlement hongrois. Ces 14 secondes ont demandé beaucoup de travail. Je suis particulièrement fier de la petite buée dans le bas de la vitre, du tremblement de la caméra au coup de tonnerre et de la tapisserie inspirée des motifs de la culture magyare. J’aime fignoler les détails que personne ne remarquera : j’avais pensé mettre les titres au dos des livres, dans la bibliothèque, mais c’était trop petit…

La scène a été colorée sur Photoshop avec des textures à l’aquarelle et animée sur Harmony. Ce projet marque la fin d’une étape. Dans quelques semaines, la préproduction de mon film de finissant sera complétée et la production se mettra en branle. Pendant le congé des Fêtes, je dois travailler à temps plein sur la colorisation des décors et une première version de l’animation des 12 scènes.

Orage à Budapest

À la dure

Je suis têtu, j’ai toujours pressenti que c’était une force. Ma tête dure m’a été utile pour traverser les dernières semaines. J’essaie de ne pas trop penser aux mois à venir. Intellectuellement, j’ai compris qu’il me fallait lâcher prise, admettre que je ne sais pas où je m’en vais, même si ce n’est pas ma façon habituelle de fonctionner. Mais le corps a plus de mal à s’abandonner. Mes nuits sont secouées de cauchemars et de réveils angoissés.

En temps normal, l’arrivée des Fêtes me rassurerait. J’ai toujours associé Noël au repos, sous les couvertures à regarder tomber la neige. Mais cette année, les vacances se limiteront aux jours fériés, 25 décembre et 1er janvier. Entre les deux sessions, je dois finaliser mes dix décors en couleurs et faire une première version de l’ensemble de l’animation de mon film de finissant. Je dépose ici des traces de mon parcours pour me rappeler que j’avance. Un jour, je pourrai relire tout ça sous une couverture, en regardant tomber la neige…

J’ai passé de longues journées sur le projet Nuit d’orage. La scène se déroule à Budapest, dans une chambre avec vue sur le Danube et le parlement hongrois. Depuis plusieurs semaines, nous travaillons sur l’animation : un orage éclate (pluie, éclairs, brume sur le Danube), le vent ouvre le battant de la fenêtre (ma fenêtre arrondie est un sérieux défi de perspective !) et souffle la bougie (flamme qui frétille, halo, reflet, fumée). Tout ça avec le logiciel Harmony, que l’on ne maîtrise pas encore complètement et avec Photoshop, où l’on fabrique toutes les couleurs. Lire la suite

Les renardes

C’est un dessin que j’avais commencé dans le cours de schématisation, l’an dernier. On devait reprendre un tableau célèbre. J’ai choisi Nymphes et satyre de William Bouguereau. Le résultat me plaisait. J’ai donc décidé de le mettre en couleur et de l’intégrer à mon portfolio qui a bien besoin d’être étoffé.Les renardes

Je suis dans une période de grande fatigue. Je remets en question la poursuite du DEC pour des raisons de finances. J’arrive au bout de mes économies. Le montant de la bourse qui me sera accordée l’an prochain est ridiculement bas. Mais quand je me perds dans les couleurs dans Photoshop, j’oublie tout.

Évolution du projet de court-métrage

Hâtez-vous lentement ; et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.

Nicolas Boileau

Une version préliminaire du scénario et du scénarimage seront remis aux professeurs dans les prochaines semaines. Je dois également présenter de nouveau l’histoire, cette fois-ci devant un panel d’étudiants. Le personnage principal a vieilli, il a maintenant 12 ans. La panthère a une allure plus menaçante. Elle ne sera visible que pendant une partie du film, l’accent est mis sur la réaction de l’enfant. Le décor de la chambre s’est précisé et la forêt est devenue un paysage de campagne : champs, collines, boisés. Dan, mon prof de personnage, dit que pour réussir un film poétique, il faut sacrifier la poésie et aller jusqu’à la disséquer. J’ai donc analysé en profondeur la signification de tous les éléments de l’histoire et les motivations du personnage.

Voici les dernières versions du croquis que je présenterai au 2e panel :

COMpLepasseurV2

Il me reste des améliorations à apporter. Lors d’un panel, j’ai entendu une conversation où deux personnes se demandaient s’il s’agissait d’une panthère ; la couleur est à réajuster. Le volume de l’avant-bras droit du garçon et le pied droit avant de la panthère sont à refaire…

Pour voir la toute première version, c’est ici.

La nuit de l’équinoxe

Vendredi prochain, je présenterai une idée pour un film de finissant devant un panel composé de professeurs. Voici l’image qui sera le point de départ de ma présentation. Une nuit, un enfant s’éveille pour découvrir une panthère noire au pied de son lit. Elle l’observe puis lui fait signe de la suivre. Où veut-elle l’emmener ?

Nuit d'été

Vous pouvez contribuer au remue-méninges en laissant un commentaire au bas de cet article. Comment interprétez-vous cette image ? Quelle émotion évoque-t-elle ? Que se passe-t-il, selon vous, et comment cette histoire finira-t-elle ? (Merci à l’avance !)

Aplats de jour ; aplats de nuit

Sur un dessin du maître Franquin, tiré de La mauvaise tête (1954), deux ambiances colorées. La couleur a été réalisée avec Photoshop. La couleur originale, beaucoup plus simple, avait été peinte à la gouache ou à l’aquarelle, à la mode de l’époque.

La mauvaise tête, ambiance ensoleillée

La mauvaise tête, ambiance nocturne
J’ai utilisé un dessin tirée du livre La Mauvaise tête : édition commentée, par André Franquin et Hugues Dayez, Italie, Niffle, coll. « 50/60 », 2014, 110 p.