Klaus : Incandescent

Lorsqu’au début des années 2000, les studios Disney délaissent le dessin animé pour se tourner vers l’animation 3D, plusieurs annoncent la mort de l’animation traditionnelle. Après les succès de Pixar (Toy Story et Cie), le 3D s’accapare le territoire du cinéma d’animation américain. Le dessin animé est relégué à la télévision et aux productions médiocres. Encore aujourd’hui, quand je parle de mes études en dessin animé, on me regarde avec perplexité : « Tu fais de la 3D, non ? »

tiré de la bande annonce de Klaus

C’est donc en nageant à contre-courant que Sergio Pablos, animateur de renom, s’est lancé dans la réalisation d’un long métrage entièrement dessiné par des humains. Sergio Pablos ne cherchait pas à revenir à l’âge d’or de l’animation, mais à pousser le dessin animé au-delà des limites de l’animation 3D. Pour illustrer ce qu’il avait en tête et vendre le projet, il a réalisé la bande-annonce que voici en 2015. Depuis, tout le milieu de l’animation attendait avec fébrilité la sortie du film. C’est finalement grâce à Netflix que le projet s’est concrétisé, juste à temps pour les Fêtes 2019… Et les attentes n’ont pas été déçues.

Prouesse technique et chef d’œuvre de direction artistique, Klaus est un film européen taillé pour les marchés américains. Original, maîtrisé et visuellement magnifique. Faites-vous plaisir, allez voir Klaus!